Monthly Archives: September 2013

It is flooded but it lacks water

Pikini, Dakar, Senegal | Mercredi 25 Septembre 2013

Au cours des dernières semaines, Dakar a eu des inondations et des pénuries d’eau en même temps. Même si partout dans le pays, la population est touché par les deux, les régions périphériques souffrent le plus de dégâts. Depuis le 12 septembre, l’eau manque dans les quartiers de Dakar, et la saison des pluies apporte des inondations partout dans le pays. Ces deux catastrophes ruinent la santé publique, déjà détérioré dans le pays. Et cela est pertinent pour les étudiants MSID parce que nous sommes ici pour mieux comprendre le pays, sa culture et ses problèmes. Pour mieux comprendre le sous-développement, il faut voir comment il affecte la population. Cela nous aide à mieux comprendre la matière qui nous est donnée au WARC.

La ville de Dakar à une population de trois millions d’habitant, est l’eau consommée par eux du lac de Guiers, (200 km au nord de la capitale). Et l’entreprise chargée de sa production et de sa distribution est la Sénégalaise des Eaux (SDE), qui affirme que la pénurie d’eau est arrivée à cause de la rupture de la principale conduite d’eau, un tuyau qui mesure 85 mètres de long et 1,20 mètre de diamètre. En dehors de cela, les Sénégalais ont également affronté par les inondations qui se passent cette saison. Depuis 2005 les inondations sont apparues comme un drame social, économique et même politique au Sénégal.

Mais la situation est encore pire dans les régions périphériques. Le mercredi 25 septembre, je suis allé à Pikini avec mes camarades de classe et notre professeur de Développement International. Nous avons vu le sous-développement, et comment le manque d’infrastructures peut affecter un quartier, et sa population. Les maisons, les chambres, les arrière-cours et les rues sont remplies d’eau sale. Les écoles aussi étaient remplies d’eau, et de ce fait, les enfants ne peuvent pas assister aux cours. Les déchets et les ordures sont transportés par l’eau et polluent les rues, portant des impuretés et des maladies. Beaucoup de familles se sont retrouvées sous les eaux entrainant une santé publique détériorée, une économie locale fragilisée, une éducation déstabilisée et des infrastructures routières englouties.

Lors de ma visite à Pikini, j’ai eu la chance de demander aux habitants questions sur leur santé et la santé publique à Dakar. Les personnes interrogées ont dit qu’il n’y a pas d’hôpital près d’eux, et que le manque d’eau empêche les hôpitaux périphériques – qui n’ont pas de médecins – de fonctionner complètement. De cette façon, ils ne peuvent pas aider autant de personnes, comme ils le feraient dans une situation normale. J’ai vu des enfants qui ont obtenu les maladies de la peau après avoir joué dans les rues inondée, et dans chaque autre maison que je suis entré il y avait quelqu’un avec le paludisme. Avec les inondations, les maladies sont introduites dans les maisons, et un nombre encore plus grand de personnes tombent malades. Parce que cet environnement que j’ai vu là-bas, est un milieu favorable à la dissipation de maladies comme la dysenterie, le choléra, la fièvre typhoïde, le paludisme, et les maladies de la peau.

Ce sont des luttes constantes d’un pays qui a essayé de s’urbanisés sans une bonne planification, la technique nécessaire, ou à l’organisation souhaitée. Être moderne, et être urbain, ne signifie pas être développé. Et chaque pays doit trouver son propre chemin pour assurer que les besoins fondamentaux de leur population sont assistés, tout en utilisant les ressources dont ils disposent.

A mon voir, la situation sanitaire est préoccupante dans les zones inondées, parce que l’insalubrité et la stagnation permanente des eaux provoquent de profondes craintes. La population ne savons pas ou aller, ils n’ont pas d’autres abris et ils ne peuvent pas faire face aux frais de location des maisons. Cette visite était importante, car elle a montré une population pauvre, qui souffre, et un gouvernement qui les a abandonnés. Ils n’ont pas les moyens pour aller à l’hôpital, ou pour acheter des médicaments pour guérir, ils se retrouvent impuissants.

Voir face à face le surdéveloppement était plus difficile que d’en parler en classe. Même là où j’ai grandi, au Brésil, je n’avais pas vu une telle misère. Je sais que cela existe, mais je ne l’avais pas visité. A Pikini, j’ai vu une population très fatigués, qui vivent, mangent et dorment dans les eaux sans avoir l’aide des autorités qui ne se préoccupent que de la politique.

Malgré leur condition d’existence difficile et inhumaine, les Sénégalais s’entraident, ils ont l’esprit communautaire, et l’espoir que leur vie va améliorer. Lors de mon premier jour de classe au WARC, j’ai appris qu’au Sénégal, une personne a besoin d’une famille et d’une communauté pour survivre, parce que tout le monde a besoin de protection. À cause de cela, l’individualisme ne fonctionne pas au Sénégal, et chaque famille fait ce qu’ils peuvent pour aider leurs voisins et amis à tout moment. C’est ce que j’ai compris à Pikini.

Mais j’ai aussi vu que les Sénégalais n’ont pas de “vision à long terme”. Ils ne pensent pas à l’avenir, et il y a une absence de motivation de la population et aussi du gouvernement. Et il n’y a rien que je puisse faire en tant qu’individu. Mon groupe est allé là simplement pour poser des questions, à essayer de comprendre leurs problèmes, et de voir comment les Sénégalais vivent dans les régions périphériques. Mais il n’y a rien que nous puissions faire à ce sujet, je me sentais comme si je regardais une bataille déjà perdu. C’est pourquoi, quand le professeur nous a présenté à la population locale, il a dit : “ils sont juste des étudiants, ils ne sont pas des politiciens, ils sont juste là pour analyser et ils ne peuvent rien changer.” Ils se sentaient désespérés, tandis que nous nous sentions impuissants.

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Dancing toubabs and colorful boubous

Mermoz, Dakar, Senegal | Samedi 21 Septembre 2013

This weekend wasn’t as tedious as the previous ones. In fact, it was my best one thus far. After finishing the toughest 6 page paper on Senegalese culture and Wolof values, all the MSID students wanted to celebrate. And we did, Friday night we all went to Amanda’s roof top for a picnic, we each brought something we liked and shared – one of the many values the Senegalese emphasize. The place felt like a sauna, just like anywhere else in the city, but with good food, pleasant company and drinkable wine, no one was complaining. It was a good way to start the weekend, and end a stressful week. I apologize for the lack of good photos, it was dark and the ones we took aren’t appropriate.

Esse fim de semana não foi tão chato quanto os anteriores. Na verdade, foi o meu melhor até agora. Depois de terminar um trabalho super dificil sobre a cultura Senegalesa e os Valores Uolofe, todos os estudantes do MSID queriam comemorar. E foi o que fizemos, na Sexta-Feira anoite nós fizemos um picnic no terraço da Amanda, uma das nossas amigas, todos trouxeram algo que eles gostam de comer para compartilhar – um dos valores que os Senegaleses mais enfatizam. O lugar estava quente igual uma sauna, não muito diferente de qualquer lugar na cidade, mas com a boa comida, agradavel compania e um vinho mais ou menos, ninguem estava reclamando. Foi a melhor maneira de começar o nosso fim de semana, e terminar uma semana estressante. Eu ja peço desculpas pela falta de fotos, estava escuro e as fotos que tiramos não são apropriadas.

And it got better! As it got late, and we had to leave her roof, we all decided to go to a bar, to keep the party going. On the way out of her neighborhood, Baobab, we heard drums, and loud music. Whenever you hear drums and/or loud music: follow it! Especially when you are in such a happy, lively, and culture driven country as Senegal. When we found the music, we also found an enormous circle of Senegalese people, there were hundreds of them: dancing, chanting, enjoying themselves. As soon as they realized we were all watching them, they threw us into the circle. TO DANCE! Not knowing what was going to happen made it magical, we had no expectations and we were completely surprised and delighted. We danced for them, with them, and it was fantastic. This helped me get closer to the African culture, and made me want more, I really hope to run into one of these gatherings again. All toubabs became the center of attention, as we were making videos of the Senegalese and the Senegalese were making videos of the toubabs.

E ainda melhorou! Quando foi ficando mais tarde, nós tivemos que ir embora da casa dela, e decidimos levar a festa para um bar. Quando estavamos saindo do bairro dela, o Baobab, nós escutamos tambores e musica alta. A qualquer hora que você escutar tambores e/ou musica alta, siga-os. Especialmente quando você está morando em um pais tão alegre, vivo e cultural como o Senegal. Quando encontramos a fonte de musica, nós tambem encontramos um circulo imenso de Senegaleses, centenas deles: dançando, cantando e se divertindo. Assim que eles perceberam que nós estavamos assistindo tudo, eles nos jogaram no meio da roda. PARA DANÇAR! O fato de não sabermos s o que ia acontecer fez dessa experiencia magica, não tinhamos expectativas e fomos completamente surpreendidos e maravilhados. Nós dançamos para eles, com eles, e foi fantastico. Essa noite me ajudou ainda mais a me aproximar da cultura Africana, e me fez querer mais, eu realmente espero encontrar algo assim de novo.  Todos os toubabs viraram o centro das atenções, nós estavamos filmando os Senegaleses, e os Senegaleses estavam filmando os toubabs.

Toubab! That is a word worth learning. Technically, the terms means “of European descent” in West African countries, and is frequently used in Senegal, Gambia and Mali. The term doesn’t have derogatory connotations, and it is extended to anyone who does not appear to be Senegalese. After all those years calling Americans gringos, I’ve become the gringo, I’ve become the toubab. Nothing is funnier than going into my friends’ houses, and hearing their families yelling TOUBAB to each other, thinking that we can’t understand them. Silly them! In the Senegalese mind, a toubab is also a rich person. If he/she can travel all the way here, they must be wealthy. What they don’t quite understand, is that us toubabs, are also college students, pursuing our education, highly in debt, and underemployed.

Toubab! Ai está uma palavra que vale à pena aprender. Tecnicamente, o termo significa “aquele descendencia Europeana” nos paises do Oeste Africano, frequentemente usada no Senegal, na Gambia e no Mali. O termo não tem significado pejorativo, e aqui ele é extendido para qualquer um que não parece Senegales. Depois todos aqueles anos chamando os Americanos de gringos, eu virei o gringo, eu virei o toubab. E nada é mais engraçado do que entrar na casa de algum amigo, e ouvir alguem da sua familia Senegalesa gritar TOUBAB, achando que a gente não pode entender. Bobinhos! Na mente do Senegales, os toubabs são pessoas ricas. Se ele/ela pode fazer essa viagem até aqui, eles devem ter muito dinheiro. O que eles não entendem, é que nós toubabs, tambem somos estudantes, buscando nossa educação, cheios de dividas e sem emprego. Não temos dinheiro nem pra gente.

Now, speaking of underemployed. Shopping here is a constant struggle, because everything is so expensive. But on Saturday, Maria’s Senegalese host sister, Kinè, took us to the HLM Market, where we could buy cheaper clothes. The place itself was not very neat, it had no infrastructure, or breathable air. But everything on display was simply beautiful: the handmade dresses, the headscarves and the men’s boubous, they were all colorful and vivid. With my friend’s help, I bargained a $15,000 FCFA ($30 USD) bouboub attire, down to $5,00 FCFA ($ 10 USD), what a great deal for such a fine piece. The boubou is a flowing sleeved robe worn by men in West Africa, specially among Muslims. I bought mine for the big Tabaski festival that is coming up, which I will talk more about once it happens. But here is a hint: I was asked if I want to kill a goat!! Meeeeeeeh.

Falando em desemprego, ir às compras aqui é uma luta constante, porque tudo é tão caro. Mas no Sabado, a irmã Senegalesa da Maria, a Kinè, nos levou até um Mercado HLM, onde as roupas são mais baratas. O lugar em si era era uma bagunça, sem infra-estrutura nem ar respiravel. Mas tudo que estava à mostra era lindo: os vestidos feitos à mão, os lenços de cabeça e os boubous, tudo era bastante colorido e chamativo. Com a ajuda da minha amiga, eu negociei um boubou de $15.000 FCFA ($60 Reais), para $5.000 FCFA ($20 Reais), o que é um preço otimo para uma peça tão boa. Os boubous são vestidos com mangas usados pelos homens no Oeste da Africa, principalmente entre os muçulmanos. Eu comprei o meu para o grande festival Tabaski que vai acontecer em Outubro, mas eu irei falar mais sobre isso depois. Mas aqui vai uma dica: me perguntaram se eu quero matar uma cabra! Meeeeeeeeeeeeh.

On the downside, the water situation is still a little bit sketchy here. We haven’t really had water for over a week, and I’m not sure what is going to happen if the water distributor doesn’t fix the broken pipe. We got an e-mail from our program telling us how much water each family needs to save up in order to survive without running water. Apparently you need one gallon per person per day, for cooking, drinking and other basic needs. So when I came home all sweaty and realized that there was no water again, I got the bucket that sits by the toilet – the one filled with water to pour down your butt crack – and dumped it on my head. The water is clean, it is just not potable, and it is better than no water. Survival of the fittest.

Em contrapartida, a situação da água ainda é um pouco dificil aqui. Faz mais ou menos uma semana que não temos água encanadap, e eu não tenho certeza do que vai acontecer se o distribuidor de água não consertar o cano quebrado. Eu recebi um e-mail do meu programa aqui, explicando quanta água cada família precisa armazenar, a fim de sobreviver sem água corrente. Aparentemente, você precisa de um galão por pessoa por dia, para cozinhar, beber e outras necessidades básicas. Então, quando eu cheguei em casa todo suado e vi que não havia água novamente, eu peguei o balde que fica ao lado do vaso sanitário – aquele cheio de água de onde as pessoas pegam agua pra jogar na bunda e limpar – e despejei na minha cabeça, enquanto tentava me ensaboar. A água é limpa, so não é potável, e é melhor do que nenhuma água. Sobrevivência do mais apto.

I was extremely happy to buy some clothes. I go through clothes here like no one. Because of the humidity, it is nearly impossible to wear the same piece twice. The same goes for everyone, and because of that, my host family hires someone to do our laundry once a week. But I missed her the past three weeks and had to wash my laundry myself: piece by piece, one bucket at a time. And Saturday I washed all of my clothes again, and hung them to dry. For my good luck, it rained overnight, and when I went to check on them the next day, they were still wet and smelly, just like when I try washing them in the shower. From now on, in order to not get my underwear dirty, I won’t wear any. It has worked so far!

Eu fiquei extremamente feliz em comprar mais roupas. Eu uso roupas aqui como ninguém. Por causa da umidade, é quase impossível de usar a mesma peça duas vezes. O mesmo vale para todos aqui, e por causa disso, minha família contrata alguém para lavar a nossa roupa uma vez por semana. Mas ela faltou as tres ultimas semanas. E eu mesmo lavei minha roupa: peça por peça, um balde de cada vez. Depois de lavar tudo e colocar para secar, eu nem me preocupei. Choveu durante a noite, e quando fui ver no dia seguinte, as roupas ainda estavam molhadas e não estavam cheirosas, igual quando eu lavo no chuveiro. Mas de agora em diante, para não ter roupa suja, eu decidi evitar usar roupa o maximo possivel. A primeira coisa que eu faço quando chego em casa é tirar tudo e ligar o ventilador no maximo.

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Not so fishy fish anymore

Mermoz, Dakar, Senegal | Mardi 17 Septembre 2013

My situation isn’t so fishy anymore. Even though Ceeb u Jen (fish and rice) are just as common for the Senegalese, as rice and beans are for Brazilians, frozen pizza for the Bergs, and cake for the Petrie Furer, I have found other alternatives! Fortunately for me, and unfortunately for my figure, they all involve eating bread. In the post photos you can see what Mama Ndiaye cooked for me today. I’ve got protein, carbs, and veggies (I know tomato is actually a fruit).

Mesmo o Ceeb u Jen (peixe e arroz) sendo tão amados pelos Senegaleses, como o arroz com feijão e churrasco é pelos Brasileiros, eu encontrei outras alternativas para o meu almoço e jantar. Felizmente para mim, e infelizmente para minha dieta, todas essas alternativas envolvem um baguete de pão. Nas fotos você pode ver o prato que Mama Ndiaye cozinhou para mim hoje. Eu tenho minhas proteinas, carboidratos, e vegetais (eu sei que o tomate é uma fruta).

Our school also serves meals everyday, and food at WARC (West African Research Center) is generally cheap, a plate costs $1,500 Francs ($3 American Dollars). However, we only have two options each day, and fish is always one of them. Fish balls, fried fish, baked fish, smoked fish, fish bowl, fish soup. Fish! So, what some of us end up doing some days – for lack of time, or appetite – is just getting some bananas, or more bread, and eating eat with Chocoleca – that is the local chocolaty, nutty, spread that they eat here every day. I miss that website at the University of Minnesota, where you could go and see where they were serving free food each day.

A nossa faculdade tambem serve refeições todos os dias, e a comida na WARC (Centro de Pesquisas do Oeste Africano) é das mais baratas aqui na região: um prato custa $1.500 Francos ($8 Reais). Mas, nós geralmente temos duas opões de prato feito, e uma delas sempre é peixe. Bola de peixe, peixe a bolonhesa, peixe grelhado, sopa de peixe, peixe fumado. Peixe! Então, o que a maioria de nós acaba fazendo alguns dias, por falta de tempo, ou por falta de vontade de comer la, é ir ao mercado e comprar bananas, e mais pão, para comer com Chocoleca – uma Nutella local à base de amendoim, eu acho. Uma banana  ou um baguete custam $100 Francos.

Speaking of meals. I haven’t entirely gotten used to the whole eating with your hands thing, and even though I absolutely love it, I often do it wrong. Specially because every day I find out about a different rule, and end up upsetting Mama Ndiaye, as well as Allah. The other day I had beans for dinner. That was one of my favorite plates so far, and since we eat on the floor, I would always take a piece of bread and scoop the food to eat. Before we finished eating, Fatimata (my host sister), told me I shouldn’t do that again. I shouldn’t leave my crumbs behind, because Allah doesn’t like that. Instead, I should always split my bread on top of the tray – where everyone eats from – so that there are no crumbs, and we eat all of our food. I just found that so interesting, that way there is absolutely no waste. On the picture you can see all my crumbs. I learned my lesson though.

Por falar em refeições. Eu ainda não me acostumei completamente a comer com as mãos, mesmo amando essa parte do dia, eu geralmente faço errado. Especialmente porque todo dia eu descubro alguma regra diferente, e acabo aborrecendo Mama Ndiaye, e Allah. Outro dia, nós tivemos feijão para o jantar, acompanhado de pão. Esse foi um dos meus pratos favoritos até hoje, e ja que comemos no chão, eu quebro o pão perto de mim, e as migalhas caem no nosso tapete (que seria como o forro de mesa, ja que é la que todo mundo coloca os espinhos de peixe). Antes de eu terminar o jantar, Fatimata, a minha irma Senegalesa, me disse para não fazer mais isso. Para não partir o pão no chão, e nao deixar migalhas para tras. E que eu deveria partir o pão em cima da bandeja de comida – de onde todo mundo come, porque assim não sobra nada, nenhuma migalha. Eu achei isso a maneira mais interessante de ver o desperdicio, não havia nenhum. Na foto você pode ver as migalhas que eu deixei naquele dia. Aprendi minha lição.

Earlier this week, I was taking a nap before dinner, when Fatimata, came down and woke me up. I quickly got up, and ran upstairs. We were having some yummy Ratatouille for dinner, a dish with pees, carrots, boiled eggs, with a side of bread, obviously. Allah also didn’t appreciate when I forgot I should only use my right hand, and ate with my left hand. I just used it to scoop some food with my bread. Still, Mama Ndiaye asked me what I was doing, and told me that Allah doesn’t like it because it’s neither clean nor proper. Or that is what I got from it, please correct me if I’m wrong.

No começo da semana, eu estava tirando uma siesta antes do jantar, quando Fatimata veio me acordar. Eu levantei rapidamente e corri la em cima para jantar. Nessa noite nos comemos um Ratatoille, com ervilhas, cenouras, e ovos cozidos, acompanhados de pão, claro. Allah tambem não gostou quando eu esqueci de usar minha mão direita, e comi com a esquerda. Eu usei a mão esquerda para pegar um pouco da comida com o meu pão. Foi ai que Mama Ndiaye me perguntou o que eu estava fazendo, e me disse que Allah não gosta quando você come assim, porque é sujo, não está certo. Ou pelo menos isso foi o que eu entendi do que ela me falou, me corrija se eu estiver errado.

The main water company that provides water for the city isn’t really providing water for the city right now. A pipe blew out, they can’t fix it, and we don’t really have water. It’s been five days. We’ll see.

A maior empresa que distribue agua para a cidade não esta distribuindo agua para a cidade agora. Um cano estorou, e pelo jeito o conserto vai demorar, e a cidade está meio que sem agua. Ja fazem cinco dias. Veremos.

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How do I put this gently?

Mermoz, Dakar, Senegal | Dimanche 15 Septembre 2013

You tell an American you don’t like burgers, no one gives a shit. You tell a Senegalese you don’t like fish, people lose their minds.

Você fala para um Americano que você não gosta de hamburger, e ninguem ta nem ai. Você fala pra um Senegales que você não gosta de peixe, e a platéia vai a loucura.

Before I left Brazil for the first time, in 2009, I had a very strict diet, I didn’t like anything. But throughout the years, as I got older, I started eating different things, liking different things. However, one thing remained, and that is my distaste for fish. I don’t care for the way it smells, I don’t care for the way it tastes. Unfortunately, I decided to come to a country where they eat that every day, yet I never thought that would be a problem. Now, do me a favor, do not tell me that because I don’t like fish I shouldn’t have come to Senegal, a dish does not define a nation. And that is the most narrow minded thing I have heard thus far. Be more understanding.

Antes de sair do Brasil pela primeira vez, em 2009, eu tinha um regime alimentar bem restrito, eu não gostava de nada. Mas com o passar dos anos, quando fui ficando mais velho, eu comecei a comer coisas diferentes, gostar de comidas diferentes. No entanto, uma coisa continua a mesma: eu não gosto de peixe. Eu não gosto do cheiro do peixe, eu não gosto do gosto. Infelizmente, eu decidi vir para um pais onde eles comem pescado todos os dias, e mesmo assim eu nunca pensei que teria um problema com isso. Agora, me faça um favor, não venha me dizer que porque eu não como peixe eu não deveria ter vindo para o Senegal, um prato não define um pais. E isso foi a coisa mais cabeça fechada que eu escutei desde que cheguei. Tente me entender.

I’ve been in Senegal for two weeks now, and I simply gave up lunch and dinner on most days because it’s always fish. That was my choice. I tried explaining to my host family that I don’t like fish, that I am NOT trying to complain, but I will not eat fish. I asked for them to let me know when they are going to eat fish, so that I could go out before and buy something else, find an alternative meal. They were not happy about it. They told me multiple times that meat and chicken are very expensive here, and that fish is the typical plate of the Senegalese.

Eu estou no Senegal ja fazem duas semanas, e eu simplesmente desisti de almoçar e jantar com a familia, porque na maioria dos dias é peixe. Essa foi minha decisão. Eu tentei explicar para eles que eu não gosto de peixe, e que eu NÃO estou tentando reclamar, mas que eu tambem não vou comer peixe. Eu pedi para eles me avisarem quando teremos peixe no jantar, para que eu pudesse sair e comprar outra coisa para comer, achar uma alternativa. Eles não ficaram felizes com isso. E repetiram varias vezes que carne e frango são muito caros aqui, e que o peixe é o prato tipico do Senegales.

Mama Ndiaye, I get it! You don’t have to tell me your family will not change their diet because I’m here. Host brother, you don’t have to tell me every day I should eat fish and start liking it. I like everything else you cook, it is just hard to tell you that I don’t care for fish. And please, don’t try to make me feel even worse about it. I’m sorry I wrote a whole post on fish. I’ve just always done things independently, and it’s hard to do so when you don’t have a stove or an oven.

Mama Ndiaye, eu entendo. Acredite. Você não precisa me dizer que a sua familia não vai mudar a dieta simplesmente porque eu estou aqui. Irmão anfitrião, você não precisa me dizer todo dia que eu deveria comer o peixe, e começar a gostar. Eu gosto de todas as outras coisas que vocês ja cozinharam, so é dificil explicar que eu não quero peixe. E por favor, não me faça sentir ainda pior sobre isso. Desculpa por ter escrito um post inteiro sobre peixe. Mas é que eu sempre fiz as minhas coisas de maneira independente, e isso fica dificil quando você não tem um fogão ou um forno.

Quero churrasco.

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Dear Host Parents

Mermoz, Dakar, Senegal | Lundi 9 Septembre 2013

Dear American folks,

I’m still alive and kicking. I have been in Senegal for one week now. Which also means one week of cold showers and no air conditioning, but that is fine. When I said I was willing to leave my comfort zone behind, I did not think it would literally mean “leaving my comfort behind.” However, I enjoy every aspect of Senegalese culture. And when I don’t, I try to take something positive from it anyway.

Querida familia,

Ainda estou vivo e bem. Ja faz uma semena que eu estou no Senegal, o que significa uma semana de banhos frios e sem ar condicionado, mas não tem problema. Quando eu disse que estava disposto a “deixar a minha zona de conforto” para tras, eu nao imaginei que seria literalmente “deixar o meu conforto” para tras. No entento, eu tenho amado todos os aspectos da cultura Senegalesa. E quando isso não acontece, eu ainda tento tirar algo de positivo da situação.

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The toilets do not flush and there is no toilet paper, but the WiFi works all the way to the bathroom. So if when I get food poisoning, a stomachache or just decide to join the other 9 students (out of 14) who have already fallen ill, it won’t be that bad. I feel silly wearing american clothing while here, so I have already gotten some Senegalese pants, and soon I will be buying those deux-pieces (traditional clothing) and foulards (headscarves) that everyone wears. We are going to the market next this Saturday. I CANNOT WAIT, you guys! I bet they are a lot more comfortable and will make me sweat less throughout the day. I also need to buy a towel, I didn’t bring a towel.

As privadas aqui em casa não tem descarga, e nem papel higienico, mas tem WiFi. Então, se quando eu tiver uma intoxicação alimentar, diarreia, dor de barriga, ou simplesmente decidir entrar pro grupo de estudantes que ja ficaram doentes, não sera tão ruim (9 dos 14 estudantes ja ficaram doentes). Pelo menos tem wifi. E eu tambem me sinto um pouco besta usando essas roupas do ocidente aqui, e por isso eu ja comprei umas calças Senegalesas, e logo logo eu comprarei as roupas tradicionais do Oeste Africano. No proximo sabado eu vou ao mercado com minha familia. MAL POSSO ESPERAR! Aposto que as roupas daqui são bem mais comfortaveis e irão me fazer suar menos durante o dia. Eu tambem preciso comprar uma toalha, eu esqueci de trazer uma.

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To sweat, that is all I do. I sweat. I breath, and that makes me sweat. It’s not even THAT hot in Africa, it is just humid. So humid you could cut the humidity with a mango knife. When you have curled locks, humidity is not your friend. When I’m not sweating, I’m wet because I got rained on. Independently, I’m just always wet, and I don’t understand this weather. Was any of this on that informational packet? And just so you guys know, I have been peeing a lot. That is good. It’s because I’ve been drinking over a gallon of water a day. Nothing is giving me more joy than seeing how clear my urine is. Your pee says a lot about your health, and the color of mine reveals I’ve been hydrated enough, you guys.

Suar, isso é tudo que eu faço aqui. Eu transpiro. Eu respiro, e isso me faz transpirar. Nem é TÃO quente assim na Africa, mas é muito umido. Tão umido que da pra você cortar a umidade com uma faca. E quando você tem cabelo enroladinho, a umidade não é sua amiga. E quando eu não estou suando, eu estou molhado porque fui pego na chuva. Independente, eu estou sempre molhado, e não entendo o clima desse pais. O guia de informções falava sobre isso? E só para que vocês saibam, eu tenho feito muito xixi. E isso é bom. E acontece porque eu bebo mais de quatro litros de agua por dia aqui. Nada me deixa mais feliz do que ver o meu xixi transparente. A urina mostra muito sobre sua sauda, e a cor do meu xixi mostra que eu tenho me hidratado bem, obrigado.

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My host family is lovely, pleasant and big. Eight people live in the house right now: my host parents, four of the host siblings, and anther exchange student from the United States, Keaton. She is here for her gap year, and we have bonded quickly. When you are on the same boat, you don’t wast time. Here is a description of my current host family they sent me the week before I arrived in Dakar:

Famille Ndiaye, Fatou Diagne : Mermoz 1ere porte – « Maman Fatou Diagne » is a primary school teacher; she was born in 1952. She’s very warm, generous and polite. Her husband “Papa Djibéry Sada Ndiaye” is a retired Maths teacher; he was born in 1946. They have 3 sons and 2 daughters: Khady and Gorgui are twins and they born in 1980. Amadou (1988), Fatimata (1989) and Thierno (1992) go to high school. All of them live at home except Gorgui who visits occasionally. Khady is in medical school.

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A minha familia anfitriã é muito amavel, generosa e grande. Oito pessoas moram na casa agora: os meus pais, dois irmãos, duas irmãs, e uma outra intercambista Americana, Keaton. Ela acabou de formar no colegial e vai passar um ano aqui, já viramos amigos rapidamente. Quando você se encontra na mesma situação, você não perde tempo. Aqui esta uma descrição que eu recebi sobre a minha atual familia antes de chegar em Dakar:

Famille Ndiaye, Fatou Diagne : Mermoz 1ere porte – « Mamãe Fatou Diagne » é uma professora de escola primaria; ela nasceu em 1952. Ela é uma mulher calorosa, gentil e educada. Seu marido “Papa Djibéry Sada Ndiaye” é um professor de Matematica aposentado; ele nasceu em 1946. Eles tem 3 filhos e 2 filhas: Khady e Gorgui são gêmes e nasceram em 1980.  Amadou (1988), Fatimata (1989) and Thierno (1992) ainda estão no colegial. Todos eles moram em casa, exceto Gorgui que visita ocasionalmente. Khady é estudante de medicina.

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They eat a lot of fish, all the Senegalese love fish. I don’t like fish. My host family also eats a lot of onions and peanuts. I don’t like onions or peanuts. But today we had french fries, fried eggs and bread for dinner. I was happy to come home and smell the oil burning on the side of the pan. Better than the smell of fish, that they eat everyday, and it reminded me of the State Fair in St. Paul. DEEP FRIED.

Eles comem MUITO pexe, todos os Senegaleses amam peixe. Eu não amo peixe. A minha familia anfitriã tambem come muita cebola e amendoim. Eu não amo nem cebola, e nem amendoim. Mas hoje nós comemos batata frita, ovos fritos e pão no jantar. Quando eu cheguei em casa e senti aquele cheiro de olho queimando no fundo da panela, eu fiquei tão feliz. Melhor que o cheiro de peixe, que a gente come quase todo dia. 

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Today was also the last day of orientation, and we finally started our classes. From my house in Mermoz, to school, it takes me 25 minutes walking on a good, sunny day. I’m taking International Development: Critical Perspective on Theory and Practice (while following the Public Health and Social Services Track), Country Analysis (which includes French language and culture), Wolof language (spoken in some Western African countries) and later this semester we will take a Community Engagement in the Global South course, which will include an internship and a Research Methodology class. A lot of work, but really interesting stuff.

Hoje tambem foi o ultimo dia de orientação para os estudantes, e as nossas aulas finalmente começaram. Da minha casa em Mermoz, até a minha universidade, eu levo 25 minutos caminhando, num dia bom. Aqui eu estou tendo aulas de Desenvolvimento Internacional: Perspectiva Critica na Teoria e Pratica (na qual eu foco na Saude Publica e Serviços Socias), Analises do Pais (que inclui Francês e cultura local), lingua Wolof (falada em algumas partes do Oeste da Africa) e depois da metade do semestre eu terei aulas de Envolvimento na Comunidade do Sul Global, que inluirá um estágio em uma vila e uma classe de Metodologia de Pesquisa. Muito trabalho, mas bem interessante.

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Also the first day I was able to exchange some money since we got here. That is because I forgot my pin, and still cannot withdraw money from my credit card. I feel like it’s redundant to say that I have been very forgetful lately, and if you have read my previous posts, you understand why I say that. Anyway, after going into five banks, I was finally able to change 120$ American Dollars, to 57,000$ West African Francs and pay all my friends back. Lots of moneys!

Hoje foi o primeiro dia que eu consegui trocar dinheiro des de que eu cheguei aqui. Isso porque eu esqueci a minha senha do banco, e não consigo sacar dinheiro com meu cartão de credito. Ja chega ser redundante dizer que eu tenho esquecido muita coisa ultimamente, e se você chegou a ler meus posts anteriores você entende o porque. De qualquer maneira, hoje eu fui em cinco bancos, até que eu finalmente consegui trocar 120$ Dolares Americanos por 57.000$ Francos CFA, e assim pude pagar o que devia aos meus amigos. Muito dinheiro!

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Speaking of friends, I love my colleagues at WARC (West African Research Center). I absolutely love them, and it’s only been a week. They are such geeks, they are those kids who ask the teacher homework, already have plans for what their next languages are going to be, what their next trip is, and in which countries they still wanna live. I love it because they make me feel “at home.” And that makes me happy because this will be my home until the end of the year. I haven’t gotten homesick yet, but I miss you all very much.

Por falar em amigos, eu amo os meus companheiros de classe da WARC (Centro de Pesquisas do Oeste Africano). Eu absolutamente amo eles, e nós nos conhecemos faz só uma semana. Eles são uns nerds, eles são aquelas crianças que pedem por mais dever, que tem planos sobre qual lingua eles irão aprender depois, que ja planejam a proxima viajem, e em que pais eles querem morar no futuro. Eu amo isso, principalmente porque me faz sentir “em casa.”  E isso me deixa feliz porque essa vai ser a minha casa até o fim do ano. E por mais que eu sinta saudade de casa, eu amo tudo aqui.

From Africa, with love,

Your Brazilian Son

Obrigado por me dar o mundo,

Seu filho

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Attaya tea and Senegalese meals

Mermoz, Dakar, Senegal | Mardi 3 Septembre 2013

Tea culture is of extreme importance in Senegal and West Africa, and the one tea we drink in Dakar everyday is the Attaya. People topically drink it after their meals, because it is supposed to help your digestion, and it is served in three rounds. The first one being strong and a little bitter, the second is a little bitter sweeter and minty, and the third one is the sweetest. From what I heard here, they reflect on the Senegalese friendships. Because the longer people stay together, the sweeter their friendship gets. Even if one doesn’t like the tea, it’s preparation is enough reason to get together.

O chá e de extrema importancia na cultura Senegalesa, e do Oeste Africano e o chá que é servido todos os dias em Dakar é o Attaya. Geralmente, as pessoas o tomam depois das refeições, porque aparentemente ele ajuda na sua digestão, e são três rodadas no total. A primeira é forte e amarga, a segunda é mais docinha e mentosa e a terceira é bem bem doce. E porque? O que os Senegaleses me contaram é que essa tradicional bebida reflete a amizade entre eles. Porque quanto mais tempo passamos juntos, mias doce fica a amizade. Até mesmo quando um não toma o chá, a sua preparação ja é motivo suficiente para se reunirem.

Meals in Senegal reflect a lot on how the community works. If one is alone, one is vulnerable, and for protection, we must have a family, we must have that community. At home we eat our meals together, Mama Ndiaye cooks it and my sisters set the floor where we eat. Here we sit on a leather carpet for dinner. When food is served, we go to the kitchen to wash our hands, and sit around a large tray. We all eat from that same plate, and at the same time. What an experience! The first night I ate with my host family, we had “poisson frit avec des Boulettes de poisson à la sauce rouge” (fried fish, with fish balls and red sauce). Just so you know, those aren’t the easiest things to eat with your hands, specially here, where they eat very fast. The 6 other people who eat around that tray with me have the habit of doing so, and they usually beat me to the meat. But, Mama Ndiaye always picks out some meat from the center of the tray and puts it on my side for me. Different, but very sweet and generous, she is only making it a fair fight.

As refeições no Senegal refletem muito bem como a comunidade funciona aqui. Se alguém está sozinho, ele é vulneravel, e para proteção, ele deve ter uma familia, ele deve ter uma comunidade. Em casa nós comemos nossas refeições juntos, a Mamãe Ndiaye cozinha, e as irmãs preparam o chão onde comemos. Aqui nós colocamos um tapete de couro em cima de uma esteira de palha. Quando a comida é servida, nós vamos até a cozinha e lavamos as mãos, nos sentamos ao redor de uma grande bandeja. Todos nós comemos da mesma bandeja, e ao mesmo tempo. Que experiência! No nosso primeiro jantar juntos, nós comemos peixe frito ao molho vermelho. Só para você ter uma idéia, essas não são as coisas mais faceis de se comer com a mão. E os Senegaleses comem muito rapido, e com mais seis pessoas que ja tem o habito de comer assim, ao redor da mesma bandeja que eu, fica dificil. E eles geralmente pegam toda a carne. Mas, Mama Ndiaye sempre pega uns pedacinhos de carne pra mim do meio da bandeja, e coloca do meu lado, para eu comer. Justo! Diferente, mas muito gentil e generoso da parte dela. 

I recently learned that not every Senegalese family sits on the carpet and eats with their hands. Some of my friends host families have adapted to western ways, and abandoned that tradition. So, even though I don’t always care for the food, and never liked eating with my hands before, I feel truly blessed for being in a family that has kept that aspect of their culture. This is priceless to me. This is one example of the Senegalese culture that values their family and community. For the next months, the Ndiaye will be my family, and Mermoz my community.

Recentemente eu aprendi que nem toda familia Senegalesa come no carpete e com as mãos. As familias de alguns dos meus amigos se adaptaram mais a maneira de viver ocidental. Então, por mais que eu nem sempre goste da comida e nem sempre goste de comer com as mãos, eu me sinto com sorte de morar com uma familia que ainda mantem essa tradição, que ainda compartilha as refeições dessa maneira, e que não tenha se rendido por completo ao ocidente. Isso pra mim não tem preço. Esse é um exemplo da cultura Senegalesa, que preza a familia e a comunidade. E pelos proximos meses, os Ndiaye serão a minha familia, e Mermoz a minha comunidade.

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When you don’t read the packet

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Residence Atlantic, Dakar, Senegal | Mardi 3 Septembre 2013

You see, when you are like me, trying to be adventurous, you don’t want to know what is coming ahead of you. You want to live the moment, to be surprised and be excited for new things. You don’t want to simply read what’s going to happen on an informational packet, sent to you at the comfort of your home. Well, it turns out they do those for a reason: to inform you of things you should be aware of before traveling. So I had to come up with a “To-Don’t List.” I’ve been in Senegal for 24 hours and this is what I’ve learned in practice:

Veja bem, quando você é um pouco como eu, tentando viver aventuras, você prefere não saber exatamente o que vem pela frente. Você quer viver o memento, ser surpreendido, se empolgar com coisas novas. Você não quer simplesmente ler sobre o que irá acontecer num guia de informações, enviado para você no conforto da sua casa. Bom, acontece que esses livros são feitos por uma razão: nos informar de coisas que devemos saber antes de começar uma viagem. Então eu tive que fazer uma lista do que não fazer. Fazem 24 horas que eu estou no Senegal e essas são as coisas que aprendi na pratica:

  • NO! Do not forget to take your yellow fever shot at least ten days before leaving for Senegal. Otherwise they won’t let you in the continent, silly.
  • NO! Do not leave any documents behind, specially that one that says “Registration Receipt.” When entering Senegal you must have all your papers, or you are gonna have a bad time.
  • NO! Do no forget your “malaria pills,” and if you didn’t even know they existed, is because you didn’t read the packet. Note to self: Buy the pills and DO NOT get malaria.
  • NO! You may not eat your meals with both hands. Use only your right hand, like in India. Be proper.
  • NO! Do not bring 10 litters of wine and spirits into a country that is 95% Muslim. Not a good gift for your host family.
  • NO! Don’t think that because it’s Africa it’s hot all the time. It’s rain season, you are going to get wet!
  • NO! Do not drink water from the faucet… Simple as that. But if you do, be happy the WiFi works in the toilet!
    • NÃO! Não esqueça de tomar a sua vacina contra a febre amarela pelo menos dez dias antes de partir para o Senegal. Caso contrario eles não deixarão você entrar no continente Africano, besta.
    • NÃO! Não deixe nenhum documento para tras, especialmente o “Registro de pagamento.” Quando entrando no Senegal você devera ter todos os seus papéis, ou você não recebera seu visto tão facilmente.
    • NÃO! Não é de se admirar que você não sebe o que as “pílulas para malária” são. Dica: compre o medicamento, não pegue malária, mantenha suas hemaceas saudaveis.
    • NÃO! Não coma a sua comida com as duas mãos. Use somente a mão direita, igual na India. Seja limpo.
    • NÃO! Não leve 10 litros de destilados e vinhos para um país onde 95% da população é muçulmana. Esse não sera um bom presente para a familia anfitriã.
    • NÃO! Não pense que porque é a Africa, é quente o tempo todo. Agora é a estação das chuvas, e você vai se molhar.
    • NÃO! Não beba água da torneira… Simples assim. Mas se beber, fique feliz pelo WiFi funcionar no banheiro.

Those around me have gone tired from hearing me say, “Wait, was that on the packet?” So, I apologize. I’m aware that trying to be adventurous will still cost me something, but it hasn’t made my stay in Dakar any more difficult. Well, it has. But it has also made it a lot more memorable. And that is what counts.

Aqueles ao meu redor estão cansados de me ouvir dizer, “Espera, isso tava escrito no guia de informações?” Eu tenho consciência de que tentando ser aventureiro ainda vai me custar alguma coisa, mas isso ainda não fez com que a minha estadia no Senegal seja mais dificil. Bom, na verdade sim. Mas tambem fez da minha viagem muito mais memoravel. E é isso que importa.

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Hot and Humid

Residence Atlantic, Dakar, Senegal | Lundi 2 Septembre 2013

I arrived at the Dakar Airport (DKR) at 00:25, on September 2nd.The first two words that came to mind: Hot and Humid. And let me tell you something, if you have curly hair, “hot and humid” are not the ideal weather.

Eu cheguei no Aeroporto de Dakar à 00:25, no dia 2 de Setembro. E as primeiras duas palavras que me vieram a cabeça foram: Quente e Úmido. E deixa eu te contar uma coisa, se você tem cabelo enroladinho, “quente e úmido” não são seu tipo ideal de clima.

It took me over an hour before I finally got a visa on my passport, and that was my entire fault. I brought all the papers I did not need, and forgot the most important one: my Registration Receipt. Without that, customs had no proof that I had paid for my visa and could not allow me in. After a long time bargaining and explaining my situation to the custom’s officer, he issued me a Short Term visa that allowed multiple entries in the country, and let me go through. However, when I finally passed that stage, and advanced to baggage claim, my suitcases were nowhere to be found, and no one was really in the mood to help. It had already been an hour since they had gone through the baggage carousels, and they were clearly not there anymore. After asking around, and retrieving them, I was ready to go home. But as I walked out of the airport, I could not find anyone to pick me up. No sign, nothing. I was ready to give up when a security guard asked me if I needed to call someone. After another hour rambling around, and impatiently calling the program coordinator at 2 in the morning – for which I apologize – I found someone who was responsible for picking me up.

Demorou mais de uma hora até que eu finalmente consegui um visto no meu passaporte, e isso foi minha culpa. Eu trouxe todos os papeis que eu não precisava, e esqueci o mais importante: a Confirmação de Registro. Sem isso, a alfandega não tinha nenhuma prova de que eu havia pagado pelo visto e não podiam me deixar entrar. Depois de muito tempo barganhando e explicando minha situação para um policial da alfandega, ele me deu um visto de Curto Prazo que me permite multiplas entradas no pais, e me deixou passar. No entanto, quando eu finalmente passei essa parte, e parti para buscar a minha bagagem, as minhas malas não estavam mais la. E ninguem estava pronto para ajudar, e memsmo la dentro era dificil identificar quem trabalhava para o aeroporto e quem não. Ja fazia uma hora que as malas tinham passado pela esteira, e outros voos ja tinham desembarcado depois do meu. Depois de perguntar por ai, e recupera-las, eu ja estava pronto para ir embora. Mas assim que eu sai do aeroporto, eu não vi ninguem me esperando. Nenhuma placa, nenhum sinal, nada. Eu estava pronto para desistir, quando um segurança perguntou se eu precisava de alguma coisa, se eu queria usar seu telefone para ligar para alguem. Depois de uma hora rodando o aeroporto, e impacientemente ligando para o coordenador do programa às 2 da manha, eu encontrei alguem responsavel para me buscar.

The beauty about traveling often, is that I always thought I could handle every situation I put myself into. I thought that I had plenty of experience, and even ordinary language barriers would not be a problem. But man! Sometimes all you want to do is stop the world and get out, go back home, and hide. Today was one of those days for me. I arrived at the Residence Atlantic at 2:30 in the morning. I was disappointed, not only with myself, for being forgetful, and unorganized, but with the country as well. After a cold shower, and a few hours of sleep I got up for breakfast. I did not know what to expect, but I was surprised by some delicious breakfast food, the lovely people and my deer class companions that had just arrived in the country.

A beleza de viajar constantemente, é que eu sempre pensei que poderia me livrar de qualquer situação na qual eu me encontrasse. Eu pensei que ja tivesse muita experiência, e que nem barreiras linguisticas seriam um problema. Me enganei! As vezes tudo o que você quer fazer é parar o mundo e sair, voltar pra casa, se esconder. Hoje foi um daqueles dias. Eu cheguei no Hotel Residence Atlantic às 2:30 da manha, e eu estava desapontado comigo mesmo, por ser tão esquecido, destraido, mas tambem com o pais. Depois de um banho frio, e algumas horas dormindo. Eu não sabia o que esperar, mas eu fui surpreendido por um café da manhã delicioso, pessoas amaveis, e os meus queridos companheiros de classe que haviam acabado de desembarcar no pais.

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A forced layover in São Paulo

Aclimação, São Paulo, Brasil |Quinta-Feira, 29 de Agosto de 2013

After realizing I was stranded at the São Paulo Airport (GRU) and had nowhere to go, one of my Rotex friends picked me up. Otavio came as soon as he left work, and brought me to Paula’s house. Four years ago, Paula and I were 4760 Outbounds together, and we hadn’t seen each other since then. During the day I hung out with another former Rotary Exchange Student, Ciro, who had just come back from Germany. He showed me the MASP (São Paulo Museum of Art).

Depois de perceber que eu estava preso no Aeroporto de São Paulo (GRU] e que não tinha para onde ir, um dos meus amigos Rotex be buscou. Otavio veio assim que saiu do trabalho, e me levou para a casa de Paula. Quatro anos atras, Paula e eu fomos intercambistas saindo do distrito 4760 juntos, e não nos viamos desde então. E durante o dia eu sai com um outro ex Intercambista do Rotary, Ciro, que tinha acabado de voltar da Alemanha. Ele me levou ao MASP (Museu de Artes de São Paulo).

But Rotary is a family, and it doesn’t matter how much time we spend apart, when we get together it’s the same old thing. And everything that brought us together in the first place comes back. Hanging out with my old exchange student friend again and meeting her family was delightful. While her father was the biggest cachaça expert, her mom was the best cook. I stayed with her family for 3 nights, until they dropped me off at the airport. For someone who didn’t even have a place to go, I quite enjoyed my forced layover in the big city. At 1:30am, on August 30th, I finally boarded my flight to South Africa. Joburg, here I come.

Mas o Rotary é uma familia, e não importa quanto tempo passamos longe um do outro, quando nos juntamos é como se o tempo não tivesse passado. E tudo que nos juntou a primeira vez ressurge. Passar o dia com a minha antiga amiga de intercambio e conhecer a sua familia foi maravilhoso. O seu pai é o maior conhecedor de cachaça, e a sua mãe é a melhor cozinheira. Eu fiquei com sua familia por 3 noites, até que eles me levaram para o aeroporto. Para alguem que nem tinha um lugar para ir, até que eu aproveitei a minha estadia forçada na cidade grande. No dia 30 de Agosto, à 1 da manha, eu finalmente embarquei no meu voo rumo a Africa do Sul. Joanesburgo, aqui vou eu.

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Kids are dopes

Aeroporto de Guarulhos, São Paulo, Brasil |Segunda-Feira, 26 de Agosto de 2013

Well, it turns out I started celebrating my newest adventure a tad too early. I said goodbye to my family, and American friends, early on Monday morning, they dropped me off at the Confins Airport (CNF) in Belo Horizonte, and I arrived in São Paulo during lunch time. As I waited to board my flight to Johannesburg, I heard my name being called at the South African Airways counter. They asked for my passport and International Certificate of Vaccination, but all I had was some small worthless card for back home. That is when they told me I could not board my flight, because my current vaccination card was no good internationally and the National Health Surveillance Agency in Brazil (ANVISA) had already closed. However, they told me that if I ran and humbly asked ANVISA to issue me a new card, I could probably still make it to this flight.

Bom,  pelo visto eu começei a comemorar a minha nova aventura um pouco cedo demais. Eu disse adeus a minha familia e amigos americanos na Segunda-Feira de manha. Eles me levaram ao aeroporto de Congins (GRU) em Belo Horizonte, e eu cheguei em São Paulo por volta da hora do almoço. Enquanto eu esperava para entrar no meu vôo para Joanesburgo, eu escutei meu nome ser chamado no balcão da South African Airways. Eles pediram o meu passaporte e meu Cartão Internacional de Vacinas, mas tudo que eu tinha era um cartãozinho feito em Pirapora. Foi ai que eles me disseram que eu não poderia embarcar no meu vôo, porque esse cartão não era valido internacionalmente e a ANIVSA já estava fechada. No entanto, eles me disseram que se eu corresse e implorasse a ANVISA para me fazerem um cartão novo, eu ainda poderia entrar nesse vôo.

That is what I did. I ran around the airport, only to find that ANVISA had closed 10 minutes before. After looking around, I found there bureau, where after yelling at me, they issued me an International Certificate of Vaccination or Prophylaxis. However, they noticed one thing on my card; I had taken my yellow fever shot just 6 days before. Guess what? As it turns out, I need a 10 day incubation period before entering the African continent.  Lastly, I couldn’t board anyway, and had to change my ticket from August 26th, to August 30th. Like my host mom would say: “kids are dopes.”

E foi isso que eu fiz. Eu corri pelo aeroporto, so para descobrir que a ANVISA tinha fechado fazia 10 minutos. Depois de procurar um pouco mais, eu achei o escritorio deles, de ondes eles gritaram que já estavam fechados. Mas acabou que me fizeram o Cartão Internacional que eu precisava. Mas foi ai que perceberam uma coisa no nele: eu tinha tomado a vacina de febre amarela apelnas 6 dias antes. E adivinhe o que? Esse tipo de vacina precisa de um periodo de incubação de dez dias antes que eu seja autorizado a entrar no continente Africano. No final, eu não pude embarcar, e tive que mudar meu bilhete aereo do dia 26 de Agosto para o dia 30. Como minha mãe Americana diria: “criança so faz burrada.”

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